Née à Annecy en France en 1984, Aurélie Menaldo étudie aux Ecoles Nationales des Beaux-Arts de Lyon et de la Villa Arson, à Nice, où elle obtient son DNAP en 2005 et son DNSEP en 2008. Cette même année, elle effectue une résidence à l’Ecole Nationale de photographie d’Arles et remporte le concours Neuflize Vie qui la récompense pour son travail photographique. La pratique artistique d’Aurélie s’est développée au contact de sphères plurielles.
Elle use de différents médiums – sculpture, photo, vidéo, dessin - pour interroger l’espace physique et son contenu superficiel fait d’artifices. Elle joue de l’environnement quotidien comme d’un décor. « Je cherche à créer une tension entre réalité et imaginaire, évoluant sur la frontière qui va du banal fabriqué au désenchantement masqué. J’offre au regardeur un univers quasi-semblable mais à observer sous un angle légèrement différent. »
Elle proposera notamment cette expérience au public lors de l’exposition commisariée par Mathieu Copeland en 2008 au Dojo, à Nice, « Une exposition de mémoires, une discothèque silencieuse ».
Elle poursuit ses recherches au sein du post-diplôme ALPes à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève, en Suisse et en est diplômée en 2010. Elle ouvre ses univers pop et glacé à l’espace public, son travail joue alors avec notre perception de la réalité pour questionner et opérer un basculement vers l’imaginaire. Par des interventions simples, souvent réalisées in situ, Aurélie insère de petits décalages qui réorientent obstinément le regard et font surgir de nouveaux paysages au potentiel fictionnel.

Aurélie Menaldo a participé en 2010 à la « Foire Internationale du Dessin » à la galerie Nikki Diana Marquardt à Paris, ainsi qu’à la « Biennale d’Art Contemporain de Cachan » et à l’exposition « Un sol genevois » à l’espace d’art Live In Your Head à Genève. En 2011, elle expose de nouveaux travaux à l'espace Khiasma à Paris et en Italie à la galerie Schema Polis à Carmignano. « Je travaille avec les objets triviaux du quotidien révélant leur propre imaginaire en fabriquant des espaces instables. Sculpture-mobilier, structure-décor, les références et les points d’accroche au réel s’entremêlent pour laisser comme un malaise. Pour s’en approcher et les saisir du regard, il faut accepter d’abandonner un peu de contrôle et d’aller au contact de forme, de «machin» qui s’adresse plus au monde des sensations qu’à celui de la compréhension. »

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